Hong Kong : une ville, plusieurs continents

 

Hong Kong. Bank of China vue du tramway.

Par la fenêtre, à l’étage de notre tramway en bois, se dessinent les triangles du gratte-ciel Bank of China. Une image comme un résumé, celui d’une d’une ville chinoise biberonnée à l’Occident. Une New York d’Asie, héritière de traditions britanniques, où flotte, au grand damne de certains, la bannière rouge étoilée.

Impossible de résumer Hong Kong. Tellement chinoise, mais si proche de nous. Tellement occidentale, mais si éloignée. Avant d’arriver, nous nous attendions à une sorte de Singapour, une ville-État internationale, où le substrat malais de la cité du détroit de Malacca aurait laissé place au chinois. Il n’en est rien. Cette ville n’est pas une greffe de l’Ouest en extrême Orient. Elle est intrinsèquement liée à son environnement régional, que la rétrocession à la Chine en 1997 ne fait qu’accentuer, de gré ou de force. Le tout avec une personnalité nettement plus affirmée qu’à Singapour.

Hong Kong
Hong Kong, dans les rues commerçantes.

Petit point sémantique: par Hong Kong, on désigne à la fois l’ancienne colonie britannique, composée d’une région continentale un d’un archipel, mais aussi l’île de Hong Kong, sur lequel se trouve le quartier d’affaires.

• New York

L’île de Hong Kong au premier plan. Au delà du bras de mer, le quartier continental de Mongkok.

Se promener sur l’île de Hong Kong, du côté des rues Des Vœux, Queen’s road ou Charter, rappellera immédiatement le Midtown de New York pour qui y a déjà mis les pieds. Même sentiment de se perdre en levant la tête en l’air, vertige les pieds au sol. Même bouillonnement sur les trottoirs, où se croisent hommes d’affaires, traders et passants au look soigné. À la différence près que les enseignes sont en idéogrammes chinois et que la population est dans son immense majorité asiatique.

Rue de Hong Kong, près de la gare centrale. C’est le cœur bouillonnant de l’île et de l’archipel.

C’est sur l’île de Hong Kong que l’on rencontre les grattes-ciels les plus fameux de la ville. Ici, on déambule au milieux des grandes marques du luxe mondial. C’est de là, à deux pas de la gare centrale, que partent et arrivent les escaliers mécaniques, qui mènent jusqu’au Mid-levels : un quartier résidentiel à la richesse immense, situé en haut des pentes qui mènent au Victoria Peak, le point culminant de l’île.

Les escaliers automatiques menant à Mid-Levels. La flèche verte indique que le sens est vers la montée.

Le matin, ils acheminent leurs riches habitants du haut des pentes, vers les grattes-ciels du centre, près de la mer. Dans la matinée, vers 10 heures, les moteurs s’inversent. Ils changent de sens afin de remonter. Avant de revenir dans leur quartier huppé, les habitants pourront s’arrêter au milieu dans le les quartiers branchés de Lan Kwai Fong, et de Soho, Brooklyn en herbe et tout en montées, le lieu où sortir le soir.

• Londres

La Flagstaff house, plus vieux bâtiment colonial de Hong Kong. Dans le fond, l’immeuble de Bank of China.

Si les édifices coloniaux ont presque tous disparus, il reste tout de même quelque chose d’anglais à Hong Kong. Et curieusement, c’est pas dans la solidité des murs mais dans le balai incessant des transports que cette présence être peut-être la plus visible.

A Hong Kong comme à Londres, on roule à gauche et les avertissements sont les mêmes. A une petite différence près.

Look Left, Look Right. Les yeux rivés au sol, on pourrait presque se croire à Londres. Suivant le conseil, on lève le regard, ils tombent immédiatement sur un bus à impérial, dont la conduite, comme le reste du trafic, se fait à gauche. Pour un peu que l’on se trouve près de l’eau, on verrait également les fameux Star Ferry, qui traversent la baie inlassablement depuis des dizaines d’années.

Levez les bras si vous avez trouvé le Star ferry dans le Victoria harbour.

Hors de ces vestiges mécaniques, on retrouve à Hong Kong le même goût des parcs qu’au Royaume-Uni. Ils sont une véritable respiration au milieu de la jungle urbaine. À la différence près qu’ici il n’y a pas de gazon, mais plutôt des pavillons chinois.

Vue plongeante sur le jardin et le Temple de la perfection absolue au Nan Lian garden.

• La Chine

Mais avant tout, Hong Kong est une ville terriblement, profondément et majoritairement asiatique. La langue y est le chinois, et non l’anglais, souvent compris, pas toujours parlé. Tout y est inscrit en idéogramme.

La nourriture est celle de la région cantonaise : on y déguste partout soupes de nouilles et dim sun, ces raviolis vapeurs aux mille recettes différentes.

Une balade dans les quartiers de Mongkok et Kowloon équivaut à un aller direct pour la Chine. Kowloon comporte la plus forte densité au monde, avec 130.000 habitants au kilomètre carré. On est loin du neuf et du clinquant de l’île de Hong Kong. Ici tout est aussi grand que défraîchi. Les trottoirs sont plus fréquentés que le boulevard Haussmann un jour d’ouverture des soldes. On y trouve de tout, fringues, chaussures, montres, babioles en tous genres. Ici, le commerce est roi.

Le marché aux plantes rend hommage à cette région tropicale. Attention, à l’image du quartier, il faut du temps pour en faire le tour. Il est gigantesque.

C’est banal la plante carnivore ici.

Le marché aux oiseaux ne saurait être ailleurs qu’en Chine et offre un moment hors du temps. Laissez-vous guider par les piaillements, observer les propriétaires comparer leurs oiseaux.

Cui cui.

Enfin, Mongkok, c’est également parmi les plus beaux jardin de Hong Kong. Dans deux styles très différents, les Kowloon park et le Nan Lian garden, sont magnifiques.

En quelques jours et kilomètres, Hong Kong est un voyage sur plusieurs continents.

 

EN PRATIQUE

Les déplacements:

La première chose à faire en arrivant à Hong Kong est d’acquérir une Octopus card. Cette dernière va vous servir à payer un peu tout : transports et petites dépenses dans les magasins. Il suffit pour cela de recréditer régulièrement sa carte.

Le métro est un très bon moyen de transport : peu cher, rapide et efficace. Il permet d’accéder à plusieurs île ainsi qu’au continent, et ce jusqu’à la frontière chinoise. Le prix est déterminé par le chemin effectué.

Sur l’île de Hong Kong, le tramway est beaucoup plus lent, mais tellement plus agréable. Entièrement vitré, il permet de sentir vivre la ville de Hong Kong. C’est le moyen de transport le moins cher avec un tarif unique : 2,30 HKS par personne, quelque soit le trajet.

Le Bus : plus compliqué à comprendre, il n’en reste pas moins très efficace si le trajet effectué vous arrange.

Nous n’avons pas testé les taxis, mais ceux-ci ne sont pas vraiment utiles compte-tenu de l’excellent réseau de transport en commun.

Logement:

Nous avons coutume de trouver nos logements sur place. C’est une très mauvaise idée à Hong Kong. Les logements sont insuffisants par rapport à la demande et par conséquent, assez chers. Il vaut donc mieux réserver, et plusieurs semaines en amont pour les bons plans. Nous avons résidé dans le quartier de Causeway Bay, sur l’île de Hong Kong : pratique car il est central, sur la route des tramways. C’est un secteur très commerçant, les magasins et restaurants sont ouverts jusqu’à tard dans la soirée.

 

 

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